écrivain

Ella Balaert, compte-rendu de l’atelier d’écriture, le tour de ville de deux enfants (Bonsecours)

Ici, lors de notre première promenade en ville, l’idée de l’institutrice était d’abord de faire avec les enfants une sorte de guide de le ville de Bonsecours.

Cette classe entretenant en effet une correspondance avec des jeunes d’autres pays  ( ils échangent des photos, assorties de commentaires sur leur école et leur cadre de vie) , le parcours que nous avons suivi était balisé par les principaux bâtiments ou monuments de la ville :  poste, mairie, piscine, école, basilique, casino etc…Comme des photos furent prises, qui montraient  la ville officielle,  je décidai de faire observer aux enfants tout ce qu’ils voyaient qu’un guide touristique classique ne mentionnerait pas.

De retour en classe, le projet a donc rapidement évolué : un guide, certes, mais sous forme de conte, qui suive les aventures en ville de deux enfants : un genre de Tour de France de deux enfants, en moins pédogico-moralisateur et en plus ludico-merveilleux.

A partir de là, tout est allé à la fois très vite et très facilement, les enfants débordant d’idées et d’enthousiasme. Nous avons travaillé ensemble le canevas du récit et ses différentes étapes :  soit deux enfants (José et Maria, bien sûr, du nom de leur école) dans leur grenier, ils découvrent un jour un parchemin (une carte de Bonsecours) et, juste à côté, une  vieille malle. Ils l’ouvrent, se penchent, et  tombent dedans…chute, tunnel, passage initiatique de l’autre côté du miroir , bref, ils se retrouvent sur la place de la poste de Bonsecours, avec pour mission de ramasser, en chaque lieu, des indices leur permettant de découvrir, à la fin, un trésor. Tout ce qu’ils savent, c’est qu’ils doivent suivre des traces d’animaux –puisque nous avions repéré en ville, que ces fichues bestioles étaient partout, du logo de la poste au nom même du plateau des Aigles, en passant par le jeu du loup des cours d’école, le vacher de l’espace Lavallée, les gargouilles de la basilique, le titi du porte-clef de la maîtresse et bien sûr, la grenouille de pierre géante sur la place derrière l’église.

Résultat : un guide fabuleux, c’est-à-dire un conte, alerte, écrit à plus de vingt mains, avec les rebondissements et le merveilleux propres au genre –qui soit aussi une promenade à travers les principaux monuments de la ville.

La présentation de ce texte devait, aux dernières nouvelles, se faire sous forme d’exposition  (soit en ville, soit dans la cour de l’école) combinée avec les photos : il était question de panneaux, plantés dans de grands pots, portant, d’un côté, les photos d’un lieu et de l’autre, le chapitre correspondant au même lieu.


 

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