écrivain

Ella Balaert -Compte-rendu de l’atelier d’écriture : roman historique en rome antique (Lamorlaye)

Restons dans le domaine du roman historique,  avec les enfants de Lamorlaye et l’atelier sur Rome. Le projet d’écriture s’inscrivait dans un travail global, et de toute une équipe, sur l’antiquité. Le professeur d’histoire aidait celui de français dans sa recherche de documentation. Nous travaillions au CDI, où des livres, des encyclopédies et des ordinateurs connectés à Internet étaient préparés et mis à notre disposition par la documentaliste. J’avais moi-même fourni une bibliographie et apporté des documents, fictions, documentaires, magazines, plan de Rome etc…En cours de route, les enfants sont même partis une semaine à Rome avec leur prof de français, retrouver les lieux de l’histoire –la petite et la grande. Autant dire que les conditions étaient réunies pour un travail aussi agréable que fructueux.

L’atelier a commencé par une plongée, en apnée, au cœur de tous ces dossiers, qui faisaient surgir, au fur et à mesure, des figures intéressantes –l’esclave, le gladiateur, un patricien- des bribes de récits, des péripéties, des lieux magiques –le Colysée, le forum….Puis vint l’heure d’engranger, de guider, d’harmoniser les propositions des enfants concernant leurs héros. Une fille, un garçon, pour que chacun s’y retrouve ; des combats, pour que les garçons prennent plaisir à enquêter, puis écrire ; une histoire d’amour à la demande quasi générale des demoiselles…

Fidélité à l’histoire, refus des anachronismes, jusque dans la description des lieux, des vêtements… la difficulté était réelle, pour des petits de 6ème, et il était très amusant de voir le plaisir, et la fierté, qu’ils ressentaient à la surmonter. Parler de domus ou d’insulae, décrire l’atrium et traverser le triclinium, chercher des noms propres en –us et s’amuser de leurs significations-, décrire un aurige conduisant son char ou un  rétiaire lançant son filet sur le mirmillon d’en face…

Ils ont découvert qu’écrire, c’est entrer en familiarité avec des mots nouveaux, inconnus et, inversement, se perdre dans sa langue comme en terre étrangère.

L’auteur est toujours un peu explorateur.

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